La fonction no 1 bag collection 2018

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Loup gris, Loup commun, Loup vulgaire

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Le Loup gris (Canis lupus), aussi appelé Loup commun ou Loup vulgaire, est l' de la plus répandue. L'appellation la plus courante est «  » tout court, bien que ce nom désigne également d'autres canidés.

L'espèce a évolué au cours de l'histoire pour se différencier en plusieurs comme le d'Europe (Canis lupus lupus), le (Canis lupus arctos), etc. Canis lupus est également le premier animal à avoir été domestiqué par l'homme, conduisant à l'apparition du (Canis lupus familiaris) il y a au moins 33 000 ans, les hordes sauvages continuant de leur côté leur évolution pour devenir les loups gris actuels. Du chien descendent à leur tour les sous-espèces retournées à la que sont le (Canis lupus dingo) et le (Canis lupus hallstromi).

Sous ses formes sauvages, le loup gris a été peu à peu exterminé par l'Homme dans plusieurs zones de son originelle, en particulier au . Au il reste présent principalement dans des zones « de grands espaces » restés sauvages, telles que la de et du ou les et les d'Eurasie centrale. Il est désormais protégé dans de nombreux pays, où l'on tente de préserver les populations restantes. Quelques programmes de sauvegarde ont permis aux loups gris de revenir dans des zones où ils avaient disparu, en particulier en .

À l'inverse, sa sous-espèce Canis lupus familiaris s'est mondialement répandue. De de l'homme, elle est progressivement devenue le chien , lui-même diversifié en de multiples adaptées aux besoins de ceux qui les ont créées.

Les loups sauvages ont toujours fasciné les humains au cours de l'histoire, alimentant tous les domaines de la  : la , la , les mais aussi les et les collectifs.

Le loup gris est l'un des animaux les plus connus et les plus étudiés au monde, avec probablement plus de livres écrits à son sujet que toute autre espèce sauvage. Il a une longue histoire d'association avec les humains, ayant été méprisé et chassé dans la plupart des communautés à cause de ses attaques contre le bétail, tout en étant respecté dans certaines et de . Bien que la peur du loup soit omniprésente dans de nombreuses sociétés humaines, la majorité des attaques enregistrées contre des personnes ont été attribuées à des animaux souffrant de la . Les loups sans cette maladie ont rarement attaqué et tué des gens, principalement des enfants, car les individus sont relativement peu nombreux, vivent loin des habitants et ont développé une peur des humains de la part des chasseurs et des bergers.

Sommaire

Le terme loup [] provient d'une ancienne forme lou [], de l' leu [], et du latin lupus [] qui est lui-même issu comme le grec lykos de l' wĺ̥kʷos, probablement par déformation volontaire liée à un tabou des chasseurs. Le p final est un ajout savant récent, calqué sur l' latin. Normalement, le mot devrait s'écrire louf, avec un f final qui se transforme en v s'il est suivi d'une voyelle (tel que d'autres couples de mots comme bœuf/bovin) ; cela explique le fait que la du loup est la louve, son petit le louveteau.

Le loup s'est appelé leu jusqu'au XIVe siècle. On retrouve cette forme de l'ancien français dans des comme Saint-Leu, dans des comme , et dans l'expression à la queue leu-leu, qui désigne à l'origine le mode de déplacement d'une meute de loups en chasse.

Le terme anglais provient du , qui est lui-même considéré comme étant dérivé du wulfaz. Le lupus est un au . Les deux dérivent de la wlqwos/lukwos.

L' a plusieurs  : loup gris,, loup commun, loup vulgaire ou encore loup. On peut aussi ajouter les chiens, le chien chanteur et le en tant que .

L'espèce est connue pour avoir une intra-spécifique notable selon les régions et les sous-espèces ; qu'il s'agisse de la taille, du poids, de la robe ou même de l'aspect du museau. Les sous-espèces sauvages sont régulièrement comparées à certaines races de chiens domestiques de morphologie lupoïde comme le ou le (eux-mêmes appartenant à la sous-espèce ). Le morphotype le plus rencontré possède des oreilles pointues dressées au-dessus d'une tête large avec un museau allongé terminé par une truffe, une gueule puissante, une poitrine étroite et profonde, des pattes longues en extension avec de larges pieds ainsi qu'une queue droite et touffue.

Le génome de l'espèce est composé de 78 . Le premier   d'une sous-espèce naturelle du loup (Canis lupus lupus) a été révélé en 2017 et compte un total de 2,34 milliards de .

Corpulence[ | ]

Le mâle présente généralement des dimensions que la femelle. La longueur totale du museau jusqu'à l'extrémité de la queue est en moyenne de 1,65 m pour le mâle et 1,59 m pour la femelle. La hauteur au varie de 66 à 81 cm. Les Loups gris adultes pèsent en moyenne de 16 à 50 kg pour les femelles et de 20 à 70 kg pour les mâles, en fonction de la sous-espèce. La sous-espèce la plus petite est où les mâles pèsent en moyenne 18 kg et une femelle détient le record de légèreté avec un poids de 12 kg. À l'opposé, un individu mâle de 96 kg a été abattu dans les en 1942, ce type de mensuration reste cependant exceptionnel. On distingue empiriquement deux sous-populations du grand loup gris : celui des plaines d'Eurasie et le loup italien ou espagnol, de taille plus réduite.

Différences entre le loup gris et le coyote. Squelette de loup gris.

Le loup gris est le plus grand membre existant des , sauf pour certaines grandes races de chien domestique. Leur poids et leur taille peuvent varier considérablement dans le monde entier, ayant tendance à augmenter proportionnellement avec la latitude comme le prédisait , avec des grands loups de l' et du Canada qui pèsent parfois de 3 à 6 fois plus que leurs cousins du et d'.

Les loups adultes mesurent en moyenne de 105 à 160 cm de longueur et 80 à 85 cm de hauteur au garrot. La queue mesure 29 à 50 cm de long. Les oreilles ont une hauteur de 90 à 110 mm et les pattes postérieures de 220 à 250 mm. La masse corporelle moyenne du loup gris actuel est de 40 kg, le plus petit spécimen étant été pesé à 12 kg et le plus grand à 80 kg,,,,. Le poids du loup gris varie selon la région du monde ; en moyenne, les loups européens peuvent peser 38,5 kg, les loups nord-américains 36 kg, et les loups indiens et arabes 25 kg. Dans une population donnée de loups, les femelles pèsent en général de 2,3 à 4,5 kg de moins que les mâles. Les loups pesant plus de 54 kg sont rares, bien que des individus exceptionnellement grands aient été signalés en Alaska, au Canada et dans les forêts de l'Ouest de la Russie. Le loup gris le plus lourd en Amérique du Nord a été tué sur la rivière 70 Mile, dans le centre-est de l'Alaska, le 12 juillet 1939 et pesait 79,4 kg.

Comparé à ses cousins sauvages les plus proches (le et le ), le loup gris est plus gros et plus lourd, avec un museau plus large, des oreilles plus courtes, un torse plus court et une queue plus longue,,. C'est un animal élancé et puissant avec une grande descendant profondément, un dos incliné et un cou très musclé. Les pattes du loup sont un peu plus longues que celles des autres canidés, ce qui permet à l'animal de se déplacer rapidement et de surmonter la neige profonde qui recouvre la majeure partie de son aire de répartition géographique. Les oreilles sont relativement petites et triangulaires. Les femelles ont tendance à avoir des museaux et des fronts plus étroits, des cous plus fins, des jambes légèrement plus courtes et des épaules moins massives que les mâles.

Fourrure et robe[ | ]

Loup gris noir et loup gris à fourrure blanche et noire.

Le loup gris a une fourrure hivernale très dense et duveteuse, avec un sous-poil court et un de garde long et grossier. La plupart des sous-poils et une partie des poils de garde sont perdus au printemps et repoussent à l'automne.  Les poils les plus longs se trouvent sur le dos, en particulier sur les quartiers avant et le cou. Les poils sont particulièrement longs sur les épaules et forment presque une crête sur la partie supérieure du cou. Les poils sur les joues sont allongés et forment des touffes. Les oreilles sont couvertes de poils courts qui dépassent fortement de la fourrure. Des poils courts, élastiques et étroitement adjacents sont présents sur les membres depuis les coudes jusqu'aux .

La fourrure d'hiver est très résistante au froid ; les loups des climats nordiques peuvent se reposer confortablement dans des espaces ouverts à −40 °C en plaçant leur museau entre les pattes arrière et se recouvrant le visage de leur queue. La fourrure de loup offre une meilleure isolation que la fourrure de chien et ne récupère pas la glace lorsque l' chaude se condense contre elle. Dans les climats chauds, la robe est plus grossière et plus rare que chez les loups du Nord. Les louves ont tendance à avoir des membres au poil plus lisse que les mâles, et développent en général une fourrure le plus lisse au fur et à mesure qu'elles vieillissent. Les loups plus âgés ont souvent plus de poils blancs à l'extrémité de la queue, le long du nez et sur le front. À la fin du printemps, la laisse apparaître la fourrure d'été qui s'épaissira tout au long de l'année pour devenir le manteau d'hiver. La fourrure d'hiver est retenue le plus longtemps chez les femelles en , bien qu'il y ait un peu de perte de poils autour des . La longueur des poils au milieu du dos est de 60 à 70 mm. La longueur des poils de garde sur les épaules ne dépasse généralement pas 90 mm, mais elle peut aussi atteindre 110 à 130 mm.

La couleur du pelage varie du blanc presque pur à diverses nuances de blond, de et d'ocre jusqu'aux variétés de gris, de bruns et de noirs. Ces variations de couleur de fourrure tendent à augmenter dans les latitudes plus élevées. Les différences de couleur de robe entre les sexes sont largement absentes, bien que les femelles puissent avoir des tons plus rouges. En Amérique du Nord, les loups de couleur noire ont hérité de l' responsable du Kb qui est issu de croisements passés avec des chiens alors que la mutation s'est avérée être naturellement présente chez les loups d'Iran. Les spécimens noirs sont plus fréquents en Amérique du Nord qu'en Eurasie, la moitié environ des loups du parc national de Yellowstone étant noirs.

  • Variabilité de coloration au sein d'une même meute.

  • Forme la plus commune du Loup gris.

  • Forme blanche.

Crâne et dentition[ | ]

Diagramme d'une mandibule de loup indiquant le nom et la position des dents.

La tête du loup gris est large et lourde, avec un front large, des mâchoires fortes et un long museau arrondi. Le crâne mesure en moyenne de 230 à 280 mm de long et de 130 à 150 mm de large. Les dents sont lourdes et grandes, mieux adaptées au broyage des os que celles des autres canidés existants, mais pas aussi spécialisées que celles des ,. Ses ont une surface de mastication plate, mais pas autant que le coyote, dont le régime alimentaire contient plus de matières végétales.

La adulte est de 42 dents. Les jeunes ont 32 , la denture définitive apparaissant à 7 mois. Les des loups peuvent mesurer jusqu'à 6 à 7 cm dont 2 cm enchâssés dans la gencive.

Performance physique[ | ]

Le loup gris est connu pour sa morsure puissante, sa nage plutôt aisée (dont l'éponyme nage du chien), et son endurance en course.

Morsure[ | ]

La morsure du Loup gris peut atteindre une pression de 150 kg/cm2 contre 60 à 65 kg/cm2 chez un Labrador. Le Bite Force Quotient (BFQ) du loup gris est de 136, l'un des plus élevés parmi les carnivores actuels.

Les mâchoires du loup gris peuvent exercer une pression d'écrasement d'environ 10 340 kPa contre 5 200 kPa pour un . Cette force est suffisante pour briser la plupart des os. Une étude sur un grand échantillon de prédateurs vivants et de mammifères fossiles, ajustée en fonction de la masse corporelle, a révélé chez les mammifères que la force de morsure aux (en /kilogramme de poids corporel) était la plus forte chez le (163), suivie parmi les existants par les quatre qui s'attaquent souvent à des animaux plus gros qu'eux : le (142), le loup gris (136), le (112) et le (108). Une tendance similaire a été observée avec la des , mais avec le loup redoutable et le loup gris mesurant tous les deux (141), suivis du lycaon (136), du dhole (114) et du dingo (113).

Course[ | ]

Le Loup gris est un excellent coureur parmi les prédateurs terrestres. Sa vitesse de pointe est d'environ 40 à 50 km/h et il peut parcourir 60 km en moyenne en une nuit. C'est le carnivore terrestre le plus endurant à la course avec son cousin africain le .

Le loup gris porte habituellement sa tête au même niveau que le dos, la soulevant seulement lorsqu'il est en alerte. Il voyage habituellement à un rythme lopin (course bondissante), plaçant ses pattes les unes devant les autres. Cette démarche peut être maintenue pendant des heures à une vitesse de 8 à 9 km/h et permet au loup de parcourir de grandes distances. Sur les chemins dénudés, un loup peut atteindre rapidement des vitesses de 50 à 60 km/h. Le loup gris a une allure de course de 55 à 70 km/h, peut sauter de 5 m de longueur en une seule fois et peut poursuivre rapidement pendant au moins 20 minutes.

Les ont une fréquence de 90 pulsations par minute, jusqu'à 200 lors d'efforts importants. La est de quinze à vingt inspirations par minute ; elle peut s'accroître jusqu'à 100 inspirations par minute lors du halètement.

Sens[ | ]

Portrait d'un Loup gris

L'odorat est puissant et permet de détecter un animal à 270 m contre le vent. L'angle de vision atteint 250° contre 180° chez l'homme. La nuit, les yeux du loup paraissent phosphorescents car ils sont tapissés d'une couche de cellules, le , qui lui permettent de voir aussi bien que le jour.

L'audition du loup lui permet d'entendre des sons jusqu'à 40 kHz (20 kHz chez l'homme), il perçoit notamment d'autres loups hurler jusqu'à une distance de 6,4 à 9,6 km.

Article connexe : .

Sociologie et comportements territoriaux[ | ]

Le loup gris est un , dont l'unité sociale de base est constituée d'un couple reproducteur accompagné de sa adulte. La   moyenne se compose d'une famille de 5 à 11 animaux (1 à 2 adultes, 3 à 6 juvéniles et 1 à 3 « yearlings »), voire parfois deux ou trois familles de ce genre, avec des meutes exceptionnellement grandes comprenant jusqu'à 42 loups connus. Dans des conditions idéales, le couple reproducteur élève des louveteaux chaque année, et cette progéniture reste généralement dans la meute pendant 10 à 54 mois avant de se disperser. Les facteurs déclencheurs de la dispersion sont notamment le début de la et la concurrence au sein de la meute pour la nourriture. La distance parcourue par les loups qui se dispersent varie considérablement ; certains restent à proximité du groupe parental, tandis que de grandes distances de parcours ont été mesurées pour d'autres, comme 206 km, 390 km, ou encore 670 km depuis leurs meutes natales. Une nouvelle meute est habituellement fondée par un mâle et une femelle non apparentés qui se dispersent et voyagent ensemble à la recherche d'une région sans autre meute hostile. Les meutes de loups adoptent rarement d'autres semblables parmi les leurs et les tuent le plus souvent. Dans les rares cas où d'autres loups sont adoptés, l'adopté est presque toujours un animal immature (1 à 3 ans) peu susceptible de rivaliser avec le couple reproducteur pour les droits de reproduction. Dans certains cas, un loup solitaire est adopté dans une meute pour remplacer un reproducteur mort. Pendant les périodes d'abondance d' (, , etc.), différentes meutes de loups peuvent s'unir temporairement.

Les loups sont des animaux très   qui établissent souvent des territoires beaucoup plus grands qu'ils n'en ont besoin pour survivre afin de s'assurer un approvisionnement régulier de proies. La taille du territoire dépend en grande partie de la quantité de proies disponibles et de l'âge des louveteaux de la meute, et il a tendance à augmenter en taille dans les zones où la population de proies est faible ou lorsque les louveteaux atteignent l'âge de 6 mois, et ont donc les mêmes besoins nutritionnels que les adultes. Les meutes de loups se déplacent constamment à la recherche de proies et couvrent environ 9 % de leur territoire par jour (25 km/j en moyenne). Le cœur de leur territoire, là où ils passent la moitié de leur temps, est en moyenne de 35 km2. La densité des proies a tendance à être beaucoup plus élevée dans les environs du territoire, bien que les loups tendent à éviter de chasser en marge de leur aire de répartition à moins d'être désespérés, à cause de la possibilité de rencontres fatales avec les meutes voisines. Le plus petit territoire enregistré était détenu par une meute de six loups dans le nord-est du , qui occupait une estimée à 33 km2, tandis que le plus grand territoire était détenu par une meute de dix loups de l' couvrant une superficie de 6 272 km2. Les meutes de loups sont habituellement bien établies et ne quittent en général leur aire de répartition habituelle que lors de graves .

Les loups défendent leur territoire contre d'autres meutes par une combinaison de , d'attaques directes et de hurlements (voir ). Le marquage olfactif est utilisé pour la signalisation territoriale et fait appel à la miction, à la défécation et au grattage du sol,,,,. Les marques odorantes sont généralement laissées tous les 240 m sur l'ensemble du territoire sur des passages et des carrefours réguliers. Ces marqueurs peuvent durer de 2 à 3 semaines et sont habituellement placés près de rochers, de , d'arbres ou de squelettes de gros animaux. Les luttes territoriales sont une des principales causes de mortalité des loups, une étude concluant que 14 à 65 % des décès de loups au Minnesota et au étaient dus à la prédation d'autres loups.

Reproduction et développement[ | ]

Article connexe : .

Loups gris en train de s'accoupler.

Le loup gris est le plus souvent , avec des couples appariés qui restent généralement ensemble pour la vie. À la mort d'un des partenaires, le restant reforme rapidement un couple. Comme les mâles sont souvent plus nombreux dans n'importe quelle population de loups, les femelles non appariées sont rares. Si un loup gris mâle dispersant est incapable d'établir un territoire ou de trouver une partenaire, il s'accouple avec les filles de couples reproducteurs déjà établis des autres meutes. Ces loups gris sont surnommés « loups  » et, contrairement aux mâles des meutes établies, ils ne forment pas de   avec les femelles avec lesquelles ils copulent. Certaines meutes de loups gris peuvent ainsi avoir plusieurs femelles reproductrices, comme  . Les loups gris pratiquent également la  , où un couple de loups peut adopter le⋅s louveteau⋅x d'un autre. Cela peut se produire si les parents d'origine décèdent ou sont séparés d'eux pour toute raison. En plus du comportement hétérosexuel, le comportement homosexuel a été observé chez des loups gris. Les loups gris mâles se montent souvent l'un l'autre lorsque la femelle la mieux classée de la meute devient en chaleurs.

Illustration des différents stades de croissance du loup gris.

L'âge de la première reproduction chez le loup gris dépend en grande partie de  : quand la nourriture est abondante ou quand les effectifs de l'espèce sont fortement encadrées, les loups peuvent devenir mature et élever des petits à un plus jeune âge afin de mieux exploiter les ressources abondantes. Ceci est démontré par le fait que les loups en captivité se reproduisent dès l'âge de 9 à 10 mois, alors que les plus jeunes loups nicheurs enregistrés dans la nature étaient âgés de 2 ans (22 mois). Les louves sont capables de produire des petits chaque année, une par an étant la moyenne. Contrairement au coyote, le loup gris n'atteint jamais la ,. Les jeunes louves ont des premières portées plus petites, de 1 à 3 petits, avant de voir leur fertilité augmenter.

L' se produit en général à la fin de l'hiver, de janvier à mars, les femelles plus âgées entrant dans l'œstrus 2 à 3 semaines plus tôt que les femelles plus jeunes. Pendant la gestation, les louves restent dans une tanière située loin de la zone périphérique de leur territoire, cette dernière étant là où les rencontres violentes avec d'autres meutes sont plus probables. Les femelles âgées dans la tanière de leur portée précédente, tandis que les plus jeunes s'installent souvent près de leur lieu de naissance. La   dure 62 à 75 jours, les petits naissant en général pendant la .

Les loups portent des petits relativement gros dans de petites portées par rapport à d'autres espèces de canidés. Une portée moyenne est composée de 5 à 6 petits, sa taille ayant tendance à augmenter dans les zones où les proies sont abondantes, même si des portées exceptionnellement grandes de 14 à 17 petits ne se produisent que 1 % du temps. Les louveteaux naissent le plus souvent au printemps, ce qui correspond à une augmentation des populations de proies. Les petits naissent aveugles et sourds, et sont recouverts d'une fourrure courte et douce de couleur gris-brun. Ils pèsent 300 à 500 g à la naissance et commencent à voir après 9 à 12 jours. Les poussent au bout d'un mois. Les louveteaux quittent la tanière après 3 semaines. À 1,5 mois, ils sont assez agiles pour fuir le danger. Les mères ne quittent pas la tanière pendant les premières semaines, comptant sur les pères pour leur fournir de la nourriture à elles et à leurs petits,. Leur mère allaite les louveteaux grâce à cinq paires de jusqu'à ce qu'ils commencent à manger des aliments solides vers 3 à 4 semaines. Les louveteaux ont un taux de croissance rapide pendant les quatre premiers mois de leur vie : pendant cette période, le poids d'un louveteau peut augmenter de près de 30 fois,. Les petits commencent à jouer au combat à l'âge de 3 semaines, mais contrairement aux jeunes renards et coyotes, leurs morsures sont inhibées. Les combats réels pour établir une hiérarchie se déroulent habituellement entre l'âge de 5 à 8 semaines. Cela est différent des jeunes renards et coyotes, qui peuvent commencer à se battre avant même le début de leur comportement de jeu. À l'automne, les louveteaux sont assez mûrs pour accompagner les adultes à la chasse aux grandes proies.

À l', la typique du Loup gris se situe entre cinq et six ans, mais est allée jusqu'à 13,7 ans pour une louve,. Les causes habituelles de la mort sont la ou des causées soit pendant la chasse, soit par d'autres loups. Il peut vivre jusqu'à 15 ans captivité, et un individu mâle a réussi à atteindre l'âge de 20,6 ans.

Chasse et alimentation[ | ]

Bien qu'animaux sociaux, les loups célibataires ou les couples établis ont plutôt des taux de réussite plus élevés dans la chasse que les grandes meutes ; les loups célibataires ont parfois été observés en train de tuer sans aide de grandes proies comme l', le et le . L' du loup gris est relativement peu développé par rapport à celui de certaines races de , ce qui le rend incapable de repérer l'odeur de charogne contre le vent à plus de 2 ou 3 kilomètres. Par conséquent, il réussit assez rarement à attraper des oiseaux et des lièvres cachés, mais il peut aisément suivre la piste fraîche d'une proie. Son sens de l' assez aigu le rend capable d'entendre jusqu'à une fréquence de 26 kHz ce qui est suffisant pour remarquer la chute des feuilles à l'automne. La chasse du loup gris peut être décomposé en cinq étapes :

  • Localisation d'une proie : Le loup se met en quête d'une proie en comptant sur son odorat, le hasard et sa capacité au pistage. Les loups localisent leur proie à l'odorat, mais ils ont besoin d'être directement sous le vent par rapport à elle. Quand ils localisent une odeur de cette façon, les loups s'arrêtent et dirigent yeux, oreilles et nez en direction de leur cible. En terrain découvert, les loups commencent parfois la chasse après une cérémonie de groupe qui inclut le fait de se tenir nez contre nez et de frétiller de la queue. Une fois ce rituel achevé, les loups se dirigent vers leur proie.
  • La traque : Les loups tentent de dissimuler leur approche. Plus les loups se rapprochent de leur proie, plus ils accélèrent leur rythme, remuent la queue et fixent intensément leur cible, tentant de gagner autant de terrain que possible sur leur gibier sans le faire fuir.
  • La rencontre : Une fois que la proie a repéré les loups, elle peut ou les charger, ou garder sa position, ou fuir. Les grosses proies, comme les élans, les et les bœufs musqués, tiennent généralement leur position. Dans ce cas les loups restent en retrait, ayant besoin de la stimulation d'un animal fuyant pour se mettre à attaquer. Les loups ignorent ensuite la proie définitivement ou bien tentent de l'inciter à courir.
  • L'assaut : Si la proie tente de fuir, les loups la poursuivent immédiatement. C'est l'un des points critiques de la chasse, car il se peut que les loups ne rattrapent jamais leur proie si elle court à sa vitesse maximale. Si la proie se déplace avec un groupe de semblables, les loups tentent soit de séparer le troupeau, soit d'en isoler un ou deux membres.
  • La poursuite : Dans la continuité de l'assaut, les loups tentent de rattraper leur proie et de la tuer. Quand ils chassent une petite proie, les loups tentent de la rejoindre le plus vite possible, tandis qu'avec des animaux plus grands, la poursuite est volontairement prolongé pour l'épuiser. En général, les loups abandonnent la poursuite après 1 ou 2 kilomètres, même si un individu a déjà été observé à la poursuite d'un cerf sur 21 km. Les loups, à la fois en Russie et en Amérique du Nord, ont aussi été observés en train de conduire leur proie sur des croûtes de glace, vers des précipices, des ravins, des pentes et des escarpements afin de la ralentir.
Tuant un de manière typique: en lui mordant les cuissots

La manière de tuer varie en fonction de l'espèce de la proie. Avec les gros animaux, les loups adultes évitent d'habitude l'assaut frontal et se concentrent sur l'arrière et les flancs de la proie. Les grosses proies comme les élans sont abattus par de larges morsures sur la zone molle du , ce qui cause une massive. Trois grandes morsures sont généralement suffisantes pour abattre un grand cerf en bonne santé. Pour les proies de taille moyenne comme le ou le , les loups attaquent à la gorge, ce qui endommage les terminaisons nerveuses et l' et provoque la mort de l'animal entre quelques secondes et une minute après la morsure. Avec les petits animaux, comme ceux du genre , les loups bondissent et les capturent entre leurs pattes avant. Quand les proies sont vulnérables et abondantes, les loups tuent parfois . Ce genre de comportement, commun chez les animaux domestiques, est rare à l'état sauvage, et se trouve généralement à la fin de l'hiver ou au printemps, quand la neige est inhabituellement profonde (et entrave les mouvements des proies) ou quand les loups se retirent dans leur tanière et ont besoin d'un surplus de viande prêt à l'emploi. Les proies de taille moyenne sont particulièrement vulnérables à ces abattages surnuméraires, la morsure à la gorge permettant à un loup de rapidement passer d'un animal à un autre.

Deux loups gris dévorant un cerf de Virginie.

Une fois que la proie est abattue, les loup commence à manger avec excitation, déchirant et traînant la carcasse dans toutes les directions, et arrachant de gros morceaux. Le couple reproducteur a priorité sur la nourriture de manière à pouvoir continuer à produire des petits. Quand la nourriture manque, c'est automatiquement au détriment d'autres membres de la famille, en particulier des adultes. Le couple reproducteur mange habituellement en premier, néanmoins comme ils fournissent la majeure partie du travail dans la chasse ils doivent parfois se reposer et laissent les autres membres de la famille manger sans problèmes. Une fois le couple reproducteur repu, le reste de la famille réduit la carcasse en pièces et les transporte dans des zones tranquilles où ils peuvent manger en paix. Les loups commencent typiquement leur repas en consommant les gros organes internes de la proie comme le , le , les et l'. Les et la son mangé une fois sortis, suivis par les . Un loup seul peut manger 15 à 19 % de son poids en un seul repas.

Communication[ | ]

Visuelle[ | ]

Le comportement expressif du loup gris est plus complexe que celui du coyote et du jackal doré, comme l'exigent ses habitudes de vie et de chasse en groupe. Alors que les canidés moins grégaires possèdent souvent des répertoires de signaux visuels simples, les loups ont des signaux plus variés dont l'intensité s'interclasse subtilement en intensité,. En position neutre, les jambes ne sont pas raidies, la queue pend librement, la face est lisse, les lèvres ne sont pas tendues et les oreilles ne pointent pas dans une direction particulière. La communication par la posture chez le loup consiste en une variété d'expressions faciales, de positions de la queue et de la . Les loups agressifs ou qui s'affirment se caractérisent par des mouvements lents et délibérés, une corporelle élevée et des hérissés, tandis que les loups soumis portent leur corps vers le bas, lissent leur fourrure et baissent les oreilles et la queue. Lorsqu'un mâle reproducteur rencontre un membre subalterne de sa famille, il peut le regarder fixement, debout, droit et toujours avec la queue horizontale (dans le prolongement de la colonne vertébrale). Deux formes de comportement de soumission sont reconnues: passive et active. La soumission passive se produit habituellement en réaction à l'approche d'un , où le loup soumis se trouve en partie sur son dos et laisse le loup dominant lui renifler le périnée. La soumission active se produit souvent comme une forme de salutation où le loup soumis s'approche d'un autre dans une posture basse, et lèche le visage de l'autre loup. Lorsque les loups sont ensemble, ils s'adonnent généralement à des comportements comme la poussée du nez, la lutte à la mâchoire, le frottement des joues et le léchage facial. Mordiller le museau de l'autre est un geste amical, tandis que serrer le museau avec des dents nues est un signe de domination.

Comme chez les humains, le loup gris a des motifs de couleur faciale où la direction du regard peut être facilement identifiée, bien que ce ne soit souvent pas le cas chez d'autres espèces canidés. En 2014, une étude a comparé le modèle de couleur faciale chez 25 espèces de canidés. Les résultats suggèrent que le modèle de couleur faciale des espèces canidés est lié à leur communication du regard, et que les loups gris en particulier utilisent le signal du regard dans la communication conspécifique.

Expression faciales (, 1952). De haut en bas : peur croissante (oreilles en arrière) ; gauche à droite : agression croissante (froncement) ; haut à droite : maximum des deux. Caractéristiques expressives des traits visuels utilisés lors des interactions sociales chez le loup Trait Agressif Appeuré Yeux Fixation directe
Grands ouverts Regard détourné
Fermés en fentes Oreilles Dressées et avancées Aplaties et tournées sur le côté Lèvres Contraction horizontale
(« fronçage agoniste ») Horizontal retraction
(« sourire de soumission ») Bouche Ouverte Fermée Dents Canines découvertes Canines couvertes Langue Rétractée Étendue (« intention de léchage ») Nez Raccourci (peau froncée) Allongé (peau lisse) Front Contracté (gonflement au-dessus des yeux) Étiré (lisse) Tête Tenue haute Abaissée Cou Arqué Étendu Poil Dressé (hérissée) Lisse Corps Dressée, haute Accroupi, bas Queue Tenue haute
Tremblante Cachée sous le corps
Remuante

Auditive[ | ]

Les suivantes sont poussées par le Loup gris : glapir, gémir, geindre, geindre plaintivement, lancer une plainte, gronder plaintivement, gronder, grogner, japper, aboyer et hurler. Ces vocalisations étant liées aux contextes comme glapir de douleur ou de peur, ou encore gronder lors d'action de dominance, d'attaque, de mise en garde, de défense, de protestation ou de jeu.

Loup gris en train de hurler.

Le loup gris hurle pour assembler la meute (en général avant et après la chasse), pour transmettre une alarme (en particulier sur un site de tanière), pour se localiser pendant une tempête ou sur un territoire inconnu, et aussi pour communiquer sur de grandes distances. Les hurlements de loups peuvent, dans certaines conditions, être entendus sur des zones allant jusqu'à 130 km2. Il est en général impossibles de les distinguer de ceux des grands chiens. Les loups mâles donnent de la voix à travers une , passant à une profonde avec un accent sur le « O », tandis que les femelles produisent un nasal modulé avec un accent sur « U ». Les louveteaux ne hurlent presque jamais, tandis que les loups d'un an produisent des hurlements qui se terminent par une série de jappements. Le hurlement se compose d'une fondamentale qui peut se situer entre 150 et 780  et comprendre jusqu'à 12 . En général, le ton reste constant ou varie doucement, et peut changer de direction jusqu'à quatre ou cinq fois. Les hurlements utilisés pour appeler les compagnons de meute vers une proie mise à mort sont des sons longs et doux semblables au début du cri d'un . Lorsqu'ils poursuivent une proie, ils émettent un hurlement plus aigu, vibrant sur deux notes. Lorsqu'ils se rapprochent de leur proie, ils émettent une combinaison d'aboiement court et de hurlement. Lorsqu'ils hurlent ensemble, les loups s'harmonisent plutôt que de chanter en chœur sur la même note, créant ainsi l'illusion qu'il y a plus de loups qu'il n' y en a réellement. Les loups solitaires évitent généralement d'hurler dans les endroits où d'autres meutes sont présentes. Les loups de différentes régions géographiques peuvent hurler différemment : les hurlements des loups d'Europe sont beaucoup plus longs et mélodieux que ceux des loups d'Amérique du Nord, dont les hurlements sont plus forts et mettent davantage l'accent sur la première syllabe. Les deux sont cependant , puisque les loups d'Amérique du Nord ont été enregistrés en train de répondre aux hurlements de type européen réalisés par des biologistes.

D'autres vocalisations de loups ont été divisées en trois catégories par  : grognements, aboiement et gémissements. L'aboiement a une fréquence fondamentale comprise entre 320 et 904 Hz, et est habituellement émis par les loups surpris. Les loups n'aboient pas aussi bruyamment ou continuellement que les chiens, mais aboient plusieurs fois avant de se mettre en retrait du danger perçu. Le grognement a une fréquence fondamentale de 380 à 450 Hz, et est généralement émis pendant des défis pour de la nourriture. Les louveteaux grognent souvent en jouant. Une variante du hurlement est accompagnée d'un gémissement aigu et précède une attaque démarrée par un bond. Les gémissements sont associées à des situations d'anxiété, de curiosité, d'enquête et d'intimité comme l'accueil, l'alimentation des louveteaux et le jeu.

Olfactive[ | ]

Loup gris marquant son territoire avec son urine.

L' est probablement le sens le plus aiguisé du loup et joue un rôle fondamental dans la communication. Le loup a un grand nombre de   sur la face, les lèvres, le dos et entre les orteils. L'odeur produite par ces glandes varie selon la et le régime alimentaire de chaque loup, ce qui donne à chacun une « empreinte odorante » distincte. Une combinaison de glandes sudoripares apocrines et sur les pieds permet au loup de déposer son odeur lorsqu'il gratte le sol, ce qui se produit en général après le marquage à l'urine et la défécation pendant la  . Les présents sur les poils de garde du dos du loup ont des amas de glandes apocrines et à leur base. Comme la peau du dos est d'habitude pliée, cela crée un pour la propagation bactérienne autour des glandes. Pendant la piloérection, les poils de garde du dos sont relevés et les plis cutanés s'étendent, ce qui libère une odeur.

Les peuvent jouer un rôle dans l'expression de l'agressivité car les loups combatifs lèvent la base de leur queue tout en baissant l'extrémité, positionnant ainsi les   au point le plus élevé. Le loup possède une paire de sous le rectum, qui contiennent des glandes apocrines et sébacées. Les composantes des sécrétions des sacs anaux varient selon la saison et le sexe, ce qui indique que les sécrétions fournissent des informations sur le et l'état reproductif. Les sécrétions des peuvent annoncer l'état hormonal ou la position sociale car on a observé que les loups dominants se tiennent au-dessus des subalternes et semblent présenter la région génitale pour investigation, ce qui peut inclure le léchage génital. Pendant la saison de reproduction, les louves sécrètent des qui communiquent l'état reproducteur des femelles et peuvent être détectées par les mâles sur de longues distances.

Le marquage urinaire est le moyen de   le mieux étudié chez le loup. Sa fonction exacte est débattue, bien que la plupart des chercheurs s'accordent à dire que son premier but est d'établir des limites. L'urine des loups marque plus fréquemment et vigoureusement dans les zones inconnues, ou les zones d'intrusion, où l'odeur des autres loups ou canidés est présent. La-dite avec pattes surélevées (MPS) est plus fréquente chez les loups mâles que chez les femelles, et peut servir à maximiser la possibilité de détection par les congénères, ainsi qu'à refléter la hauteur du loup marqueur. Seuls les loups dominants utilisent habituellement la MPS, les mâles subalternes continuant d'utiliser la posture debout juvénile à l'âge adulte. La MPS est considérée comme l'une des formes les plus importantes de communication olfactive chez le loup et représente 60 à 80 % de toutes les marques olfactives observées.

Habitat[ | ]

Loup gris se reposant devant la tanière.

Le loup gris est un généraliste qui peut être présent dans les , les , les et les . L'utilisation de l'habitat par les loups gris est très liée à l'abondance des proies, aux conditions de neige, à l'absence ou à la faible densité du bétail, aux densités des routes, à la présence humaine et à la .

Dans les climats froids, le loup gris peut réduire le flux sanguin près de sa peau pour conserver la chaleur corporelle. La chaleur des coussinets est régulée indépendamment du reste du corps et est maintenue juste au-dessus du point de congélation des tissus, où les coussinets entrent en contact avec la glace et la neige. Les loups gris utilisent différents endroits pour leur repos  : les endroits couverts sont préférés par temps froid, humide et venteux, tandis que les loups se reposent facilement à l'air libre par temps sec, calme et chaud. Pendant la période automne-printemps, lorsque les loups sont plus actifs, ils s'allongent volontiers à l'air libre, quel que soit leur emplacement.

Les tanières sont habituellement construites pour les louvetaux pendant la période estivale. Lorsqu'elles construisent des tanières, les femelles se servent d'abris naturels tels que des fissures dans les rochers, des falaises surplombant les berges et des trous recouverts de végétation. Parfois, la tanière est le terrier approprié d'animaux plus petits comme les renards, les blaireaux ou les marmottes. Un repaire approprié est souvent élargi et en partie refait. En de rares occasions, les louves creusent leur propre terrier, habituellement petit et court avec 1 à 3 ouvertures. La tanière est habituellement construite à une distance maximale de 500 m d'un point d'eau, et elle est généralement orientée vers le sud, ce qui assure une exposition suffisante à la lumière du soleil, ce qui permet de garder la surface relativement libre de neige. Des aires de repos, des aires de jeux pour les louveteaux et des restes de nourriture sont couramment trouvées autour des tanières à loups. L'odeur de l'urine et de la nourriture en décomposition provenant de la tanière attire souvent les oiseaux charognards comme les et les . Comme il y a peu d'endroits commodes pour creuser des terriers, les tanières de loups sont souvent occupées par des individus de la même famille. Bien qu'ils évitent le plus souvent les zones visibles aux humains, les loups sont connus pour nicher près des , des revêtues et des .

Régime alimentaire[ | ]

Une meute de loups chassant des bisons américains.

La meute poursuit les troupeaux d'herbivores tels que les , , , , cerfs , en Amérique du Nord et les , , , , , , , en Europe. Sur ces deux continents où les loups existent, les brouteurs constituent la base de leur alimentation. Pour chasser, ils poursuivent leur proie sur plusieurs kilomètres, jusqu'à l'épuisement de celle-ci. Solitaire, il se contente de petites proies, comme les petits mammifères (rongeurs) et les oiseaux.

Les loups ont un . Certains loups sont équipés de collier // pour comprendre par leurs déplacements comment ils sélectionnent leurs proies sauvages. L'espèce se nourrit de , , , , , , … et fruits blets (exemple : le raisin). Ils peuvent aussi parfois chasser le et l'. Dans le Grand Nord, les loups préfèrent manger des petits rongeurs, les , plutôt que les , pourtant plus charnus. Les loups traquent les rongeurs parce qu'ils sont proportionnellement beaucoup plus gras que les rennes. Cette graisse stockée par l'organisme des loups les protège du froid. Les loups sont aussi friands de raisin, qui leur apporte du sucre et des vitamines . Lorsque les proies sont rares, ils peuvent aussi manger des insectes ou des champignons. Capables d'avaler plus de 4,5 kg de viande d'un coup, les loups peuvent rester plus d'une semaine sans nourriture.

En automne, les loups modifient leur régime alimentaire et consomment de grandes quantités de qui sont alors en pleine . La pêche au saumon est en effet nettement moins dangereuse que la chasse au cerf. De plus, le saumon, à l’approche de l’hiver, offre une meilleure qualité nutritive en termes de matières grasses et d’énergie.

Le loup peut attaquer les troupeaux de moutons. Si le reste du troupeau ne fuit pas, le loup va continuer à chasser, ce qu'on appelle le «  » ou « over-killing ». Un loup peut alors tuer plusieurs bêtes sans les manger.

Ennemis et concurrents[ | ]

Des loups gris attaquent une avec des oursons. Elle arrivera à s'échapper.

En général, le Loup gris domine les autres espèces de canidés dans les régions où elles sont toutes les deux présentes. En Amérique du Nord, les incidents où des loups gris tuent des coyotes sont fréquents, particulièrement en hiver, lorsque les coyotes se nourrissent de loups tués. Les loups peuvent attaquer les sites de tanière des coyotes, en creusant et en tuant leurs petits, bien qu'ils les mangent rarement. Il n'existe aucune trace de coyotes tuant les loups, même si les coyotes peuvent poursuivre les loups s'ils sont plus nombreux qu'eux,. Des interactions quasi-identiques ont été observées en Eurasie entre loups gris et , le nombre de ces derniers étant relativement faible dans les zones à densité élevée de loups. Le loup gris est le prédateur le plus important des , tuant un grand nombre d'entre eux au printemps et en été. Les loups tuent aussi les , et , d'habitude dans des conflits au sujet des carcasses, parfois en les mangeant,. En Asie, ils peuvent rivaliser avec les , bien qu'il existe au moins une mention d'un loup solitaire s'associant à une paire de dholes dans le  .

Les dominent généralement les meutes de loups dans les conflits au sujet des carcasses, tandis que les meutes de loups prévalent surtout contre les ours lorsqu'il s'agit de défendre leur tanière. Les deux espèces tuent les petits de l'autre. Les loups mangent les ours bruns qu'ils tuent, tandis que les ours bruns semblent ne manger que de jeunes loups. Les interactions du loup avec l' d'Amérique sont beaucoup plus rares qu'avec l'ours brun à cause des différences de préférences d'habitat. La plupart des rencontres de l'ours noir avec le loup se produisent dans l'aire de répartition nordique de l'espèce, et aucune interaction n'a été notée au Mexique. Les loups ont été remarqués+ à de nombreuses reprises pour rechercher activement les ours noirs dans leur tanière et les tuer sans les manger. Contrairement aux ours bruns, les ours noirs perdent souvent contre les loups dans les disputes pour des carcasses. Bien que les rencontres avec des ours bruns et noirs semblent être courantes, les sont rarement rencontrés par les loups et il n'existe que deux cas de meutes de loups tuant des oursons blancs. Les loups tuent aussi les .

Les loups peuvent rencontrer des en Israël, en Asie centrale et en Inde, en particulier lors de disputes au sujet des carcasses. Les hyènes rayées se nourrissent abondamment de carcasses tuées par des loups dans les zones où les deux espèces interagissent. À un contre un, la hyène domine le loup et peut en faire une proie, mais les meutes de loups peuvent chasser des hyènes seules ou s'ils sont en plus grand nombre qu'elles,. Toutefois, il y existe le cas d'une hyène rayée femelle dominant 12 loups d'Arabie. Deux cas sont cependant connus dans le sud d'Israël, où les loups et les hyènes rayées sont étroitement liés entre eux d'une manière apparemment amicale.

Les grandes populations de loup limitent le nombre de de tailles petite à moyenne. Les loups rencontrent des le long de certaines parties des et des chaînes de montagnes à proximité. En général, les loups et les pumas évitent de se rencontrer en chassant à des altitudes différentes. Mais en hiver, lorsque l'accumulation de neige force leurs proies dans les vallées, les rencontres entre les deux espèces deviennent plus probables. Les loups en meute ont le plus souvent le dessus sur le couguar et peuvent voler les animaux tués. Certains ont tué des mères et leurs petits,. Le loup chassent le et peut se nourrir des carcasses des proies tuées par la ,.  Les loups peuvent aussi réduire les populations de . Les loups peuvent tuer les lynx en les épuisant ou en les tuant avant qu'ils ne puissent s'échapper dans les arbres. Des rencontres du même type entre le loup et le ont été signalées.

Les restes de gibier du loup sont parfois récupérées par le . Les carcajous attendent d'habitude que les loups aient fini de se nourrir, mais il arrive qu'ils chassent les loups de leurs carcasses. À l'inverse, il y a eu des signalements confirmant que des meutes de loups ont tué des carcajous.

À part les humains, le semble être le seul prédateur sérieux des loups,,,,. Les interactions entre le loup et le tigre sont bien documentées dans le , où les tigres réduisent le nombre de loups, soit au point d'extinction localisée, soit à un nombre si faible qu'ils deviennent une composante insignifiante dans le fonctionnement de l'. Les loups semblent capables d'échapper à l' des tigres seulement lorsque la persécution humaine diminue le nombre de tigres. Les cas avérés de tigres tuant des loups sont rares et les attaques semblent être de nature compétitive plutôt que prédatrice, avec au moins quatre cas avérés de tigres tuant des loups sans les consommer.

Impact sur l'environnement[ | ]

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. est la bienvenue pour ajouter du contenu sur le rôle écologique du loup gris !

En , le loup servait à assurer la pérennité de la steppe dans les . Leur prédation sur les gazelles, les marmottes voire les rats évitait la de la .

En , au , survivent encore aujourd'hui quelque 3 000 loups qui côtoient les et les . Ceux-ci sont remarquables pour leur technique de chasse en groupe unique. Une fois la proie repérée, ils s'élancent et utilisent la technique de l'encerclement dite « technique catapulte » pour ensuite faire la course et semble-t-il gagner l'estime de leurs congénères. L’  montre l'impact écologique positif du loup, dispersant les ongulés qui ont tendance à surpâturer certaines espèces d'arbres , stabilisant les populations de cervidés qui mangent les jeunes pousses et arbustes, diminuant les populations de coyotes au profit de petits mammifères.

Article principal : .

Même si l'espèce Canis lupus n'est pas menacée de disparition dans sa globalité au regard de sa large à travers le globe, sa situation est plus préoccupante quand on considère les grandes populations une à une. En fait, seules les populations vivant dans les et les - sont hors de danger au début du XXIe siècle.

Dans de nombreux pays les loups bénéficient à présent d'un statut d', ce qui implique également un suivi des individus et populations, facilité par des méthodes de monitoring moins invasives pour le loup et son territoire, via l'analyse génétique des poils ou excréments par exemple.

Des mesures dérogatoires au statut de protection peuvent être mises en œuvre lorsque des troupeaux sont soumis à des attaques répétées : effarouchement (lumineux, sonore ou tir non létal), tir de défense de l'éleveur ou du berger, tir de prélèvement.

Europe[ | ]

Article détaillé : .

Déclin[ | ]

Parallèlement à la , il y eut des rapports de concurrence difficiles entre le loup gris et l'homme.

Bien que l' entre loups et chiens en Europe ait suscité des inquiétudes parmi les groupes de conservation craignant pour la pureté génétique du loup gris, les tests génétiques montrent que l' des gènes canins dans les populations européennes de loups gris ne représente pas une menace significative. De plus, comme les   des loups et des chiens ne coïncident pas entièrement, la probabilité que les loups et les chiens sauvages s'accouplent et produisent des descendants survivants est faible.

La   est pratiquée dès le . Dès le , les dents de loup sont utilisées dans de nombreuses parures.

L'extermination des loups d' est d'abord devenue un effort organisé au , et s'est poursuivie jusqu'à la fin des années 1800. En , la persécution du loup a été imposée par la , et le dernier spécimen a été tué au début du seizième siècle sous le règne d'. Les loups ont duré plus longtemps en , où ils se sont abrités dans de vastes étendues de forêt, qui ont ensuite été incendiées. Les loups ont réussi à survivre dans les forêts de et du jusqu'en 1684. L' des loups en a suivi une voie similaire, le dernier loup étant censé avoir été tué en 1786. Une prime au loup a été introduite en en 1647, après que l'extermination de l' et du eut forcé les loups à se nourrir de bétail. Les ont extirpé les loups du nord de la Suède par des campagnes organisées. En 1960, il restait peu de loups en Suède à cause de l'utilisation de pour les chasser, le dernier spécimen ayant été tué en 1966. Le loup gris a été exterminé au Danemark en 1772 et le dernier loup de Norvège a été tué en 1973. L'espèce a été décimée en Finlande au , malgré des dispersions régulières en provenance de Russie. Le loup gris n'était présent que dans l'Est et le Nord de la Finlande en 1900, bien que son nombre ait augmenté après la .

En , le nombre de loups a considérablement diminué au début du à cause de la chasse organisée et de la réduction des populations d'ongulés. En , le dernier loup a été tué en 1847 et avait disparu des régions du en 1899. En , les loups ont disparu au  ; ils reviennent naturellement d'Italie depuis les années 1990. En 1934, l' devint le premier État de l'histoire moderne à protéger le loup, bien que l'espèce avait déjà été extirpée d'Allemagne à ce moment-là. Le dernier loup vivant à être tué sur le sol de l' d'aujourd'hui avant 1945 fut le «   », qui fut abattu près de , en (alors ) en 1904. Les loups sont depuis revenus dans la région.

En , la chasse au loup en a d'abord été institutionnalisée par entre 800 et 813, lorsqu'il a créé la , un corps spécial de chasseurs de loups. La louveterie fut abolie après la en 1789, mais rétablie en 1814. En 1883, jusqu'à 1 386 loups furent tués, et beaucoup d'autres empoisonnés.

Dernier loup à avoir été tué dans le centre de la Finlande (, 1911).

En , les loups n'ont jamais été complètement exterminés en raison de la contiguïté de la région avec l'Asie et ses vastes zones boisées. Cependant, les populations de loups d'Europe de l'Est ont été réduites à un nombre très faible à la fin du . Les loups ont été extirpés de au cours de la première décennie du , et vers le milieu du , on ne pouvait les trouver que dans quelques zones forestières de l'Est de la . Les loups des Balkans orientaux ont bénéficié de la contiguïté de la région avec l'  et de vastes étendues de plaines, de montagnes et de terres agricoles. En , les loups n'étaient présents que dans la moitié du pays vers le début du et se limitaient en grande partie au . Les populations de loups en sont restées importantes, avec une moyenne de 2 800 loups tués chaque année sur une population de 4 600 de 1955 à 1965. Un creux historique a été atteint en 1967, lorsque la population a été réduite à 1 550 animaux. L'extermination des loups en était relativement récente, car une population antérieure d'environ 1 000 individus en 1955 a été réduite à environ 100 à 200 en 1964. En , l'espèce a disparu du sud du en 1930. Malgré des périodes de chasse intense au , les loups n'ont jamais disparu dans les , de l'Albanie à l'. La persécution organisée des loups a commencé en Yougoslavie en 1923, avec la création du Comité d'extermination des loups (CEL) à  , en . Le CEL a réussi à réduire le nombre de loups dans les .

En , l'extermination des loups n'était pas aussi complète qu'en Europe du Nord à cause d'une plus grande tolérance culturelle de l'espèce. Les populations de loups n'ont commencé à décliner dans la qu'au début du et ont été réduites de moitié en 1900. Les primes au loup ont été régulièrement versées en jusqu'en 1950. Les loups ont commencé à être exterminés dans les vers 1800, et on n'en comptait plus que 100 en 1973 qui n'habitaient que 3 à 5 % de leur ancienne aire de répartition italienne.

Rétablissement[ | ]

En survivent environ 800 à 1 000 loups dans la , en , dans le et le .

C'est officiellement le 5 novembre 1992 que les deux premiers loups ont été aperçus dans les , dans le , formant la meute Vésubie-Tinée, meute historique du retour du loup en France. Des analyses ADN de loups installés en France et en Italie ont montré qu'il s'agissait d'individus appartenant à la même sous espèce. La population lupine, qui s'étendait déjà en Italie, a fait sa réapparition dans le nord de l'Italie, puis en France, dans le parc national du Mercantour, non par l'intermédiaire des mais par les et le Nord des . Sa réinsertion est donc naturelle, et non volontaire, favorisée par l' qui a permis la reforestation et l'instauration de plans de chasse ainsi que la création d'espaces protégés. On parle de Zone de Présence Permanente (ZPP) lorsque des loups occupent un territoire précis durant au moins deux consécutifs. Une ZPP peut correspondre soit au territoire d'une meute, soit à celui d'un loup solitaire. En 2000, il y avait une trentaine de loups dans les Alpes françaises, dont une vingtaine dans le . En 2012, il y aurait environ 250 loups en France. Il existe 29 zones de présence permanente en 2012 dont 26 sont situées dans les , deux dans les et une dans le .

Un loup a par ailleurs été vraisemblablement observé à , dans les , à proximité de la frontière française, en juillet et août 2011,, ainsi qu'à aux , à la même époque, en provenance d'Allemagne.

Un loup, venu d’Europe orientale, a par ailleurs été observé et filmé en mars 2015 aux pour la première fois depuis 150 ans à , une localité proche de la frontière allemande et de la réserve naturelle des (province de ). Les observations de ce loup s'étendent en fait sur trois jours, du lundi 9 au mercredi 11, et ont fait l'objet de plusieurs photos et films. D'autres observations ont également été effectuées quelques jours plus tôt à peu de distance, à , et ().

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Asie[ | ]

Répartition et déclin historiques[ | ]

Au cours du , les loups gris étaient encore présents dans de nombreuses parties du à l'est et à l'ouest du . Cependant, leur nombre a considérablement diminué entre 1964 et 1980, en grande partie à cause des persécutions exercées par les agriculteurs. L'espèce n'était pas considérée comme commune dans le nord et le centre de l' au , avec la plupart des premières parlant des individus du sud-ouest de l', du nord des zones rocheuses bordant , ou des zones entourant .

L'aire de répartition du loup gris en s'étendait sur la quasi-totalité du territoire du pays, n'étant absente que sur les , la , la et les , du et . L'espèce a été exterminée deux fois en  ; une fois après la , et de nouveau après la . Après les deux guerres mondiales, les populations de loups soviétiques ont atteint deux sommets. 30 000 loups ont été abattus chaque année sur une population de 200 000 au cours des années 1940, dont 40 000 à 50 000 en période de pointe. Les populations de loups soviétiques ont atteint un creux vers 1970, disparaissant sur une grande partie de la . La population a de nouveau augmenté en 1980 pour atteindre environ 75 000 individus, dont 32 000 ont été tuées en 1979. Les populations de loups dans le nord de la ont décliné au cours des années 1940, principalement en raison du braconnage des , la principale proie du loup dans la région. Dans l', les loups étaient fortement persécutés en raison de leurs attaques contre les moutons, les chèvres et les enfants. En 1876, 2 825 loups ont été abattus dans les (PNO) et du . Dans les années 1920, l'extermination des loups restait une priorité dans les PNO et à . Entre 1871 et 1916, plus de 100 000 loups ont été tués pour des primes en Inde britannique.

Les loups au ont disparu pendant la , une extermination connue sous le nom de ōkami no kujo. Le loup était considéré comme une menace pour l'élevage, ce que le gouvernement Meiji promouvait à l'époque, et ciblait grâce à un système de primes et d'une campagne directe d'extermination chimique inspirée de la campagne américaine contemporaine similaire. Le dernier loup japonais fut un mâle tué le 23 janvier 1905 près de Washikaguchi (aujourd'hui ). Les loups japonais, aujourd'hui disparus, descendaient de grands loups sibériens qui colonisaient la et le Japon, avant de se séparer de l'Asie continentale il y a 20 000 ans, au Pléistocène. À l', le s'est élargi et a isolé de , provoquant ainsi des changements climatiques qui ont entraîné l'extinction de la plupart des grands ongulés qui habitaient l'archipel. Les loups japonais ont probablement subi un processus de il y a 7 000 à 13 000 ans en réponse à ces pressions climatiques et écologiques. (anciennement indigène d'Hokkaidō) était beaucoup plus grand que son cousin méridional car il habitait à des altitudes plus élevées et avait accès à de plus grandes proies, ainsi qu'une interaction génétique continue avec des loups se dispersant de Sibérie.

Répartition actuelle[ | ]

Loup gris près d', en Turquie. Bien que les loups turcs n'aient pas de protection juridique, ils pourraient compter environ 7 000 individus.

En 2008, une référence faisant autorité indiquait que le loup gris pouvait être trouvé dans toute la . En 2017, une étude approfondie a confirmé que le loup gris était présent dans toute la Chine continentale, à la fois par le passé et de nos jours. Il existe dans le sud de la Chine, ce qui réfute les affirmations de certains chercheurs selon lesquelles le loup n'y aurait jamais existé,.

Il existe peu de données fiables sur le statut des loups au , sauf en et en , bien que leur nombre semble stable et devrait le rester. Les politiques de d'Israël et l'application efficace de la loi maintiennent une population de loups de taille modérée, qui rayonne dans les pays voisins, tandis que l'Arabie saoudite a de vastes étendues , où environ 300 à 600 loups vivent sans être dérangés. Le loup survit dans la plus grande partie de son aire de répartition historique en Arabie Saoudite, probablement à cause d'un manque de pastoralisme et de abondants. La peut jouer un rôle important dans le maintien des loups dans la région en raison de sa contiguïté avec l'. Les montagnes de du pays ont servi de refuge aux quelques loups restants en . Une petite population de loups vit sur les hauteurs du et est bien protégée par les activités militaires. Les loups vivant dans le désert du sud du sont contigus avec les populations vivant dans le égyptien et en . Dans tout le Moyen-Orient, l'espèce n'est protégée qu'en Israël. Ailleurs, il peut être chassé toute l'année par les .

Les populations actuelles du loup en Iran sont mal connues, elles étaient autrefois présentes dans tout le pays dans les zones à faible densité de population au milieu des années 1970. Les régions septentrionales de l' et du Pakistan sont des bastions importants pour le loup. On estime qu'il y a environ 300 loups dans environ 60 000 km2 de dans le nord de l'Inde et 50 autres dans l'. Au total, l'Inde compte environ 800 à 3 000 loups dispersés dans plusieurs populations restantes. Bien qu'ils soient protégés depuis 1972, les loups indiens sont considérés comme étant en voie de disparition, de nombreuses populations demeurant en faible nombre ou vivant dans des zones de plus en plus fréquentées par les humains. Bien que présents au et au , il n'y a pas d'informations sur les loups qui s'y trouvent.

Les populations de loups dans toute l' et sont très méconnues, mais sont estimées à plusieurs centaines de milliers d'après les abattages annuels. Depuis la , l'extermination des loups à l'échelle du continent a cessé, et les populations de loups sont passées à environ 25 000 à 30 000 individus en . En Chine et en , les loups ne sont protégés que dans les réserves. Les populations mongoles ont été estimées entre 10 000 et 30 000, tandis que le statut des loups en Chine est plus fragmentaire. Le nord a une population de loups en déclin, estimée à 400 individus, tandis que le et le abritent respectivement environ 10 000 et 2 000 loups.

Amérique du Nord[ | ]

Répartitions historique (1944) et présente (2005) des en Amérique du Nord. 100 lb ( ?) gray wolf killed in Montana, 1928. Before they were extirpated around 1930, Montana's wolves could be very large. Wolves recolonized the state from Canada beginning in the 1970s.

Répartition et déclin historiques[ | ]

Aux États-Unis, la destruction a fait chuter la population de loups de 400 000 individus au XVIIIe siècle à 1 000 en 1970, les loups étant confinés dans trois États (Michigan, Minnesota, Alaska).

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À l'origine, le Loup gris occupait toute l'Amérique du Nord au nord des . Cela s'est produit sur tout le continent, sauf au , à l'ouest de la , et dans les régions et du Mexique. Parmi les grandes îles continentales occupées par les loups se trouvaient , l', le sud-est des îles de l'Alaska, l' et le . Bien que les naturalistes Lohr et Ballard aient postulé que le Loup gris n'avait jamais été présent sur l',:392, l'analyse des références à la faune indigène de l'île dans des documents historiques inédits ou publiés a révélé que l'espèce y résidait au moment de la première colonisation française en 1720. Dans sa lettre du 6 novembre 1721 au Ministre français de la Marine, rapporte que l'île abrite des loups « d'une taille prodigieuse », et envoie une peau de loup en France pour prouver son affirmation. Comme l'île a été défrichée pour la colonisation, la population de loups gris a peut-être disparu ou s'est déplacée vers le continent sur la glace d'hivers : les quelques rapports ultérieurs sur les loups datent du milieu du et décrivent les créatures comme des visiteurs de passage de l'autre côté du :386.

Le déclin des populations de loups d'Amérique du Nord a coïncidé avec l'augmentation des populations humaines et l'expansion de l'agriculture. Au début du , l'espèce avait presque disparu de l' à l'exception de certaines régions des et du nord-ouest de la . Au Canada, le Loup gris a disparu du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse entre 1870 et 1921, et à Terre-Neuve vers 1911. Il a disparu des régions du sud du et de l' entre 1850 et 1900. Le déclin du Loup gris dans les prairies a commencé avec l'extermination du et d'autres ongulés dans les années 1860 et 1870. Des années 1900 à 1930, le Loup gris a été pratiquement éliminé de l' et des régions voisines du Canada à cause des programmes intensifs de lutte contre les prédateurs visant à éradiquer l'espèce. Le Loup gris a été exterminé par les gouvernements fédéral et des États de tous les États-Unis en 1960, sauf en Alaska et dans le nord du . Le déclin des populations de loups d'Amérique du Nord s'est inversé entre les années 1930 et le début des années 1950, en particulier dans le sud-ouest du Canada à cause de l'expansion des populations d'ongulés suite à une meilleure réglementation de la chasse au gros . Cette augmentation a déclenché une reprise de la lutte contre le loup dans l'Ouest et le Nord du Canada. Des milliers de loups ont été tués entre le début des années 1950 et le début des années 1960, principalement par . Cette campagne a été interrompue et les populations de loups ont de nouveau augmenté vers le milieu des années 1970.

Répartition actuelle[ | ]

L'aire de répartition actuelle de l'espèce en Amérique du Nord est principalement confinée à l'Alaska et au Canada, avec des populations également présentes dans le nord du Minnesota, le nord du et la , ainsi que dans de petites parties du , de l', du nord de l' et du . Selon les estimations des responsables de la faune de la Californie., une population fonctionnelle de loups devrait exister dans l'État d'ici 2024. Les loups canadiens ont commencé à recoloniser naturellement le nord du Montana autour du en 1979, et la première tanière de loups dans l'Ouest des États-Unis depuis plus d'un demi-siècle a été documentée en 1986. La population de loups dans le nord-ouest du Montana a d'abord augmentée en raison de la reproduction naturelle et de la dispersion de jusqu'à environ 48 loups à la fin de 1994. De 1995 à 1996, des loups de l' et de la ont été déplacés au et en Idaho. En plus, le loup mexicain (Canis lupus baileyi) a été réintroduit en et au en 1998. Le loup gris se trouve dans environ 80 % de son aire de répartition historique au Canada, ce qui en fait un bastion important pour l'espèce.

Le Canada abrite environ 52 000 à 60 000 loups, dont le statut juridique varie selon les . Les résidents des peuvent chasser le loup sans restriction, et certaines provinces exigent des permis pour que les résidents puissent chasser le loup alors que d'autres ne le font pas. En , les loups sur des terres privées peuvent être appâtés et chassés par le propriétaire sans permis et, dans certaines régions, il existe des programmes de chasse à au loup, . Le contrôle à grande échelle des populations de loups par empoisonnement, piégeage et chasse aérienne est aussi actuellement menée par des programmes mandatés par le gouvernement afin de soutenir les populations d'espèces proies en voie de disparition comme le .

En Alaska, la population de loups gris est estimée entre 6 000 et 7 000 individus et peut être tuée légalement pendant les saisons de chasse et de piégeage, avec des limites de prises () et d'autres restrictions. En 2002, il y avait 250 loups dans 28 meutes à Yellowstone et 260 loups dans 25 meutes en Idaho. Le loup gris a reçu la protection de l' (ESA) au Minnesota, au Wisconsin et au Michigan en 1974, et a été reclassé d'espèce en voie de disparition à espèce menacée en 2003. Les réintroduits en Arizona et au Nouveau-Mexique sont protégés en vertu d'ESA et, à la fin de 2002, il y a 28 individus dans huit meutes. Une louve abattue en 2013 dans le par un chasseur a été le premier loup gris vu dans le Kentucky dans les temps modernes. L'analyse de l'ADN par les laboratoires de la a révélé des caractéristiques génétiques similaires à celles des loups dans la région des Grands Lacs.

Histoire évolutive[ | ]

Arbre phylogénétique de Canis lupus.

Il y a environ 50 millions d'années est apparu un avec des dents en partie conçues pour découper la , les . Au cours des 10 millions d'années qui suivirent, ces créatures se sont développées en grand nombre et sous des formes différentes. Une de ces espèces, appelée , ressemblait aux chiens d'aujourd'hui. L'espèce fait partie de la famille , de laquelle sont issues toutes les familles actuelles de mammifères carnivores.

L'ancêtre le plus probable du loup et peut-être du coyote est , un canidé au crâne étroit vivant en Amérique du Nord au . Les premiers loups actuels sont apparus à la limite entre le Blancien et l' (1,8 million d'années avant aujourd'hui). Parmi eux, Canis priscolatrans ressemblait au loup rouge et a colonisé l'Eurasie en passant par le  : la population eurasienne C. priscolatrans a évolué en Canis etruscus puis Canis mosbachensis. Cette dernière forme a évolué vers Canis lupus puis re-colonisé l'Amérique à la fin du , où il a cohabité avec un canidé de grande taille , disparu il y a 8 000 ans après la disparition de ses proies.

La recolonisation nord-américaine s'est probablement produite en plusieurs vagues. Les sous-espèces américaines C. l. baileyi (loup du Mexique), C. l. lycaon (loup de l'Est) et C. l. rufus (loup rouge) présentent des traits primitifs et des similitudes . À la fin du , plusieurs indices indiquent des flux migratoires vers le Sud de l'Amérique du Nord.

Sous-espèces[ | ]

Article détaillé : .

L'apparence du Loup gris présente une grande selon leur région d'origine. De nombreuses sous-espèces ont été décrites sur la base de quelques individus, sans prendre en compte la variabilité phénotypique naturelle de l'espèce. Ainsi, décrit 24 sous-espèces américaines différentes en 1944. Une quarantaine de ont pu être décrites ; la base en recense 39 et le (SITI) 38 sous-espèces.

Les recherches actuelles sont fondées sur des critères multifactoriels tels que la , la , le et les . Cette réorientation de la description des sous-espèces a conduit à réduire considérablement le nombre de sous-espèces en considérant qu'il s'agit dans la majorité des cas d'adaptations locales de l'espèce Canis lupus.

Les sous-espèces d'Amérique du Nord[ | ]

En 1983, Nowak propose de réduire les loups d'Amérique à cinq sous-espèces : Canis lupus occidentalis, arctos, baileyi, nubilus et lycaon. Son argumentation se développe autour de la séparation géographique en Amérique du Nord de cinq populations de loups au cours de la du , isolation durable qui aurait permis la formation des différentes formes. Les cinq formes de loups sont par la suite confirmées par des études génétiques. Par la suite, en 2004, l'analyse génétique menée sur 102 loups de 24 meutes différentes sur 12 ans, semble montrer que Canis lupus lycaon, le constitue probablement l'espèce , proche du () et du (),. Les sous-espèces américaines du loup gris sont les suivantes :

Les sous-espèces d'Eurasie[ | ]

Le loup des Apennins pourraient constituer une sous-espèce de Canis lupus.

De même, la classification des loups en Eurasie, qui a connu jusqu'à une quinzaine de sous-espèces différentes a subi quelques modifications. Nowak propose en 1995 un modèle à neuf sous-espèces : , , , , , , , , . Par la suite, en 2004 puis 2005, les études semblent montrer que C. l. arabs et C. l. pallipes sont synonymes. En 2007, des études menées sur l' pointent la possibilité que et Canis lupus pallipes soient des espèces à part entière, dénommées et .

Les populations du loup gris présentes dans les en Italie ont été isolées pendant plusieurs milliers d'années au Sud des Alpes, selon une étude publiée en 2004. La sur les Alpes et le auraient formé une barrière naturelle lors de la (18 000 ans avant le présent). Les études morphologiques valident une différenciation entre les loups présents en Italie et ceux du reste de l'Europe, ainsi que l'absence d'hybridation avec le chien domestique. Ces découvertes vont dans le sens d'une sous-espèce , bien que le sujet soit encore débattu. En Espagne, les populations de loups pourraient également être une sous-espèce désignée sous le nom de .

Les sous-espèces domestiques ou semi-sauvages[ | ]

Articles détaillés : , et .

L'origine du est encore aujourd'hui relativement débattue. Le Loup gris et le chien domestique actuels descendent très vraisemblablement d'un ancêtre commun, ayant, selon une étude chinoise, vécu il y a 30 000 ans, en . En effet, la diversité génétique des populations canines étudiées était maximale en Asie du Sud-Est. Le ou peut-être le résultat d'une de différentes espèces présentes et passées de canidés,.

La principale différence entre le loup et le chien repose en la capacité digestive de l'amidon par ce dernier, probablement corrélée avec la proximité des groupes humains.

Toutefois, le chien est généralement considéré comme une sous-espèce de Canis lupus : Canis lupus familiaris. Deux autres sous-espèces de Canis lupus sont issues de chiens domestiques  : le (Canis lupus dingo) et le (Canis lupus halstromi).

Hybridation[ | ]

L'hybridation naturelle est fréquente entre les membres des Canidae qui sont féconds entre eux. De nombreuses populations ont un statut débattu sur leur qualité d'espèce, de sous-espèces du loup gris ou le résultat d'une hybridation. Ces débats revêtent une importance particulière pour la création ou le maintien des programmes de préservation d'une espèce ou d'une sous-espèce, un hybride n'ayant pas de statut de protection.

Le Loup de l'Est (Canis lycaon) se reproduit régulièrement avec le Loup gris ou le Coyote. Sa caractérisation taxonomique n'en est que plus compliquée. Cela est généralement considéré comme négatif pour l'espèce, qui peut perdre son intégrité génétique. Cependant, il se pourrait que l'hybridation permette spécifiquement au Loup de l'Est de s'adapter plus rapidement aux changements dans son environnement. Cette hybridation n'est pas sans conséquence pour le Loup gris : ainsi, les meutes des ont été dé-listées de l’, toutefois, des analyses génétiques ont montré que les nouvelles populations s'hybridaient depuis plus d'un siècle avec le Loup de l'Est

Le (Canis rufus) a été classé en tant qu'espèce à part entière depuis le début des années 1970. Une minorité d'auteurs le considère comme un entre un loup gris et le (Canis latrans) à la suite de plusieurs études génétiques controversées menées depuis 1992,, son nom scientifique est alors Canis lupus × . Au Texas, Coyote, Loup du Mexique (Canis lupus baileyi) et Loup rouge sont des . Les analyses réalisées autant sur des marqueurs génétiques issus tant de la lignée maternelle (ADN mithocondrial) que la lignée paternelle (chromosome Y) montrent que les croisements entre les trois espèces ont eu lieu sporadiquement, hormis pour le Loup rouge où celle-ci a pris une grande importance. Les populations captives de Loup du Mexique semblent exemptes de traces d'hybridation. Les auteurs concluent sur le caractère complexe et non résolu de l'hybridation pour ces trois espèces, les caractères morphologiques (sexe, taille) ou la densité de population ne pouvant expliquer clairement le phénomène.

En 2017, l'ONCFS publiait une étude réalisée par un laboratoire d'analyses génétiques qui établissait que l'hybridation du loup était un phénomène très limité en France.

Attaques d'humains[ | ]

Les attaques du loup contre des humains ne relèvent pas que de l'imaginaire ou du fantasme, mais aucun témoignage n'est enregistré avant le Haut Moyen Âge. Dans l'Antiquité gréco-romaine le grand loup gris n'était pas réputé s'attaquer aux humains, car il paraît avoir été absent de Grèce et d'Italie. Il constituait uniquement une nuisance concurrentielle pour les éleveurs et les chasseurs. Les attaques sont depuis restées très exceptionnelles, le loup prédateur restant méfiant à l'égard de ce gibier aux réactions imprévisibles. Il lui préfère de loin le mouton, que les humains élèvent pour son lait, sa laine et sa viande ; d'où une concurrence particulièrement exacerbée . C'est ce qu'ont établi Gerhardo Ortalli et Robert Delort.

Un dépouillement d'archive non exhaustif dans les mené par dénombre à partir des débuts de l', jusqu'en 1918, plus de 1 100 cas de prédation de l'homme par le loup, nettement distingués des décès consécutifs à des morsures de loups enragés (plus de 400 à partir des mêmes sources), en France (territoire métropolitain actuel), entre les années et . Les victimes sont en très grande majorité des enfants ou adolescents isolés, voire des femmes se soulageant. Cette prédation de l'homme, jugée inhabituelle par les contemporains eux-mêmes, pourrait être favorisée (selon l'auteur de l'étude) par les guerres et troubles politiques qui, en parsemant les campagnes de cadavres sans sépulture, auraient développé chez une minorité de loups le goût de la chair humaine. Bien que marginaux vis-à-vis de la mortalité sous l'Ancien Régime, ces cas ont eu une répercussion sur l'imaginaire collectif, nourrissant la peur du loup. Selon l'auteur, l'affaire de la est bien un cas d'anthropophagie lupine qu'il explique scientifiquement. À partir de 1764, un couple de grands loups a pris goût à la chair humaine après la , épaulés par une dizaine de loups communs prédateurs qui agissaient efficacement dans une contrée en comptant des centaines (et qui disparaissaient blessés par l'homme dans des ravins), attaquaient le plus souvent des filles, comme à l'habitude au printemps ou pendant des hivers à température clémente permettant la sortie du bétail. Des écrivains-journalistes en mal de scoops depuis la fin des hostilités en 1763 en firent un thème d'écriture à sensation autour de la bête pendant trois ans, le temps de la destruction de tous les loups communs de la région. Toujours d'après Jean-Marc Moriceau les adultes de sexe masculin ne sont attaqués que par les loups enragés dans la mesure où ils s'éloignent souvent de leurs domiciles ruraux, lesquels intéressent seulement les loups anthropophages à la recherche de jeunes bouvières.

Toutefois ponctuellement, au début du , les guerres et surtout particulièrement longues, meurtrières et étendues géographiquement, entraînèrent un essor considérable des populations de loups et par voie de conséquence des attaques de soldats par des meutes de prédateurs. L'horreur de quelques attaques réelles ou probables enflamme alors les imaginations: Ainsi on raconte qu'une attaque en pleine nuit de 80 soldats qui se déplaçaient à pied se solda par la mort de tous les militaires qu'on retrouva dévorés au milieu de 200 ou 300 animaux tués dans le combat. Il faut toutefois préciser que le journaliste français Louis Viardot, qui est à l'origine de cette anecdote qu'il situe en Russie en 1812, se contente d'affirmer dans ses Souvenirs De Chasse (1846), qu'on la lui a racontée comme étant authentique, sans autre précision de source ni de lieu. Il la qualifie lui-même « d'incroyable », ce qui ne paraît pas exagéré. D'autres attaques de ce genre se terminèrent moins tragiquement : quelques hommes survécurent et devinrent, sous la , braconniers ou louvetiers.

Reste qu'en Europe de l'Ouest le loup était le seul animal réputé attaquer l'homme même si les agressions étaient relativement rares. Cette situation a nourri un abondant folklore.

La question de savoir si le loup est ou a été, réellement, un prédateur habituel de l'homme, reste posée. Il existe une prime au (le Canada et la sont les deux pays au sein desquels il vit le plus de loups actuellement) à verser à toute personne pouvant prouver une attaque de loup sur l'homme. L' isolée d'un ou quelques loups, sans lien avec la , paraît vraisemblable (voir ) mais, pour la période contemporaine, aucune attaque spontanée de la part de Canis lupus n'a été documentée.

Apprivoisement[ | ]

Articles détaillés : , et .

Le loup est un doté d'instincts précis lui permettant d'exceller dans la vie sauvage. Domestiquer le loup nécessiterait une sélection permettant de limiter les instincts les plus incompatibles avec une vie domestique, ce qui nécessiterait de nombreuses générations comme cela fut le cas pour la domestication du chien.

Le cas le plus fréquent pour l'apprivoisement se fait via une imprégnation, où l'humain se substitue aux parents en élevant le louveteau, ou, comme pour les chiens, en mettant fréquemment le louveteau au contact d'humain durant ses premières semaines. Le comportement de l'animal demeure foncièrement différent de celui du chien, ce qui est source éventuelle de danger et d'autres problèmes.

D'autres personnes tentent de « minimiser » ce comportement typique du loup en hybridant chien et loup. Il demeure que, dans les deux cas, loup apprivoisé ou hybride, ces animaux ont une faible crainte de l'humain et du fait d'un comportement très spécifique, auquel en général les humains ne sont pas habitués, des incidents ou des accidents graves peuvent survenir. Ainsi, aux États-Unis, entre 1986 et 1994, ont été répertoriés plusieurs cas d'enfants mutilés dont 9 cas ayant entraîné la mort de l'enfant. Ces pratiques sont déconseillées entre autres par l'IUCN Wolf Specialist Group.

Certaines populations de Canis lupus ont évolué parallèlement aux loups, puis choisi de s'allier avec l'homme pour obtenir des proies plus facilement, jusqu'à devenir peu à peu le et toutes les races que nous lui connaissons. Les , semi sauvages, de l' donnent une idée de ce qu'a pu être cette évolution progressive vers la .

L'homme cherche aussi à faire des croisements entre le chien et le loup dans le but d'augmenter la résistance des chiens et leurs performances physiques, perdues au fil des sélections. Les sont des hybrides plus ou moins stables. En par exemple ne sont reconnues que les appelées et de mais d'autres tentatives sont faites aussi en .

Loups dans la culture[ | ]

Articles détaillés : et .

Source[ | ]

Notes[ | ]

  1. Parmi ces canidés n'appartenant pas à l'espèce Canis lupus, on peut citer le (Chrysocyon brachyurus), le (Dusicyon australis), le (Canis lycaon), le (Canis rufus), le (Canis simensis), le (), etc.
  2. Quotient de la force de la morsure par rapport à la masse musculaire de la mâchoire
  3. Dans le passé, l'opinion générale sur les meutes de loups gris était qu'elles se composaient d'individus rivalisant entre eux pour la domination, les loups gris dominants étant appelés le mâle et la femelle «  », et «  » et «  » pour les loups subordonnés. Cette a été utilisée pour la première fois en 1947 par Rudolf Schenkel de l', qui a fondé ses recherches sur le comportement de loups gris en captivité. Ce point de vue sur la dynamique de la meute de loups gris a été plus tard popularisée par dans son livre de 1970 Le Loup. Il a clairement rejeté cette terminologie en 1999, expliquant qu'elle était fortement basée sur le comportement de meutes en composées d'individus non apparentés, une erreur reflétant l'opinion autrefois répandue selon laquelle la meute sauvage se forme en hiver chez des loups gris indépendants. Des recherches ultérieures sur les loups gris sauvages ont révélé que la meute est habituellement une famille composée d'un couple reproducteur et de sa progéniture des 1 à 3 années précédentes.
  4. (en) raised leg urination (RLU)
  5. La France est incluse en par Mech et Boitani
  6. Des loups erratiques ont sans doute re-colonisé dès la France la fin des années 1980.

Références[ | ]

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Articles connexes[ | ]

Bibliographie[ | ]

Utilisée dans l'article[ | ]

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    • Nouvelle Invention de Chasse pour prendre et oster les Loups de la France, Librairie des Bibliophiles, Paris, 1888
  • Jean-Marc Moriceau, L'Homme contre le loup, une guerre de deux mille ans, Paris, Fayard, 2011.
  • Louis Viardot,
    • Souvenirs de chasse, Paris, Paulin, 1846
    • Souvenirs de chasse, Paris, Paulin, 1849 2e édition avec un apport de cinq nouveaux chapitres (édition numérisée sur Google).
  • E.W.L. Davies,
    • Wolf-Hunting and wild sport in Lower-Brittany, Londres, Chapman and Hall, 1875
    • Chasse aux loups et autres chasses en Basse-Bretagne, Paris, Lucien Laveur, 1912, 1re édition en français

Références taxinomiques[ | ]

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  • (en) Référence  : (+ ) (sur le site de ) (consulté le


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